L’Etat français a mis en place il y a quelques années un dispositif incitatif pour encourager la remise en état des produits textiles notamment (c’est aussi possible pour les appareils électroniques par exemple) : le bonus réparation. Pour les professionnels de la couture, c’est une occasion de fidéliser une clientèle soucieuse de son empreinte écologique tout en rendant vos prestations plus attractives financièrement.
Qu’est-ce que le bonus réparation ?
Le bonus réparation est une aide financière directe, déduite de la facture du client, pour la réparation de vêtements et de chaussures. Pour le textile, le bonus réparation est géré par l’éco-organisme Refashion.
Le principe est simple :
- le client bénéficie d’une réduction immédiate sur le prix de la réparation : le montant du bonus est déduit directement de son ticket de caisse.
- l’artisan est remboursé : vous touchez la différence auprès de l’éco-organisme sous 15 jours.
Quels sont les montants pour le textile ?
Selon les informations du portail Économie.gouv.fr, les remises varient selon l’acte technique :
- 7 € pour : les trous, accrocs ou déchirures.
- 8 € pour : le remplacement d’une fermeture Éclair ou le changement d’une doublure.
- 10 € à 25 € pour : des réparations plus complexes sur des chaussures ou des vêtements techniques.
À noter : la réparation doit atteindre un montant minimum (souvent 12 € TTC) pour être éligible.
Comment devenir réparateur labellisé ?
Pour proposer ce bonus à vos clients, vous devez impérativement obtenir le label Refashion. Selon le site Entreprendre.Service-Public.fr, voici les critères essentiels :
- être un professionnel : inscrit au Répertoire des Métiers (RM) ou au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).
- avoir une activité de réparation : qu’elle soit principale ou secondaire.
- respecter les critères de labellisation : le processus se fait via la plateforme pro.refashion.fr.
Les étapes pour obtenir la labellisation
- créer un compte : sur le portail dédié de Refashion.
- déposer un dossier : avec vos justificatifs (Kbis, assurance, etc.).
- signer la charte de l’éco-organisme.
- audit de contrôle : dans certains cas, un audit peut être réalisé pour vérifier la conformité de vos services.
Une fois labellisé, vous apparaissez sur l’annuaire public des réparateurs, ce qui booste votre visibilité locale.
Une bonne idée ?
Economiquement, l’activité de retouche n’est peut-être pas la panacée, mais c’est une chouette action pour s’inscrire dans l’économie circulaire et redonner vie à des textiles qui finiraient sinon à la poubelle (et la revalorisation des textiles est un vaste sujet dans lequel je n’irai pas dans cet article !). C’est aussi une manière de faire découvrir vos autres activités aux personnes qui vous solliciteront. Comme c’est une initiative positive, peut-être pouvez-vous bénéficier d’un appui local intéressant, via la mairie ou les associations de votre secteur ?
Perso, je tenterai l’expérience si vous avez une bonne expérience dans la retouche et que vous avez des temps morts dans votre activité couture. Vous pouvez par exemple décider d’allouer 3 heures par semaine à cette activité et de faire le point au bout de quelques mois pour voir si cela vous convient en termes de rémunération, de contact clients et d’apport sur vos autres activités liées à la couture.
Sources et informations complémentaires
- Le guide complet de labellisation sur Refashion Pro.
- Le détail des aides sur Ministère de l’Économie.
- Les fiches pratiques sur Service-Public.fr.
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