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Micro-entreprise créative : le guide pratique de vos obligations (sans stress !)

Vivre de sa passion pour le fait-main, c’est le rêve de beaucoup d’entre nous. On imagine déjà nos journées à créer, à chiner des matières premières et à préparer de jolis colis. Mais pour que l’aventure dure, il y a un passage obligé : la gestion administrative.

Le statut de micro-entrepreneur (ex auto-entrepreneur) est idéal pour les créatifs grâce à sa simplicité. Pourtant, simplicité ne veut pas dire absence de règles ! Pour vous aider à y voir clair et à dormir sur vos deux oreilles, j’ai décortiqué pour vous les obligations légales du micro-entrepreneur.

1. La base : l’immatriculation et les déclarations

Avant même de vendre votre première création, vous devez créer une entreprise (c’est obligatoire dès le 1er euro !). Depuis 2023, tout se passe sur le Guichet Unique de l’INPI. Une fois votre SIRET en poche, votre principale mission est la déclaration de votre chiffre d’affaires.

  • Où ? Sur le site de l’Urssaf (autoentrepreneur.urssaf.fr).
  • Quand ? Tous les mois ou tous les trimestres, selon votre choix initial. Faites-le tous les mois, ça vous évitera d’oublier !
  • Même si c’est zéro ? Oui ! Même si vous n’avez pas vendu de créations ce mois-ci, la déclaration “0” est obligatoire sous peine de pénalités.

Avant de vous lancer, vérifiez bien que votre activité relève de la micro-entreprise classique. Si vous créez des œuvres originales ou du design, vous pourriez peut-être bénéficier du régime des artistes-auteurs. Découvrez si vous êtes éligible au statut des artistes-auteurs.

2. Une comptabilité “allégée”, mais rigoureuse

C’est l’un des grands avantages de la micro-entreprise : vous n’avez pas besoin d’un expert-comptable ni de bilan annuel. Cependant, deux outils sont indispensables :

  • Le livre des recettes : Un document (papier ou numérique) qui liste chronologiquement tous vos encaissements. Chaque ligne doit mentionner la date, le client, le montant et le mode de règlement.
  • Le registre des achats : Obligatoire pour nous les créateurs ! Puisque nous achetons des matières premières (perles, tissus, laine, argile…) pour les transformer et les revendre, nous devons tenir un récapitulatif de nos dépenses professionnelles.

3. Facturer comme un(e) pro

Même pour une petite vente sur un marché ou via Instagram, la facture est souvent obligatoire (systématiquement de professionnel à professionnel, et pour les particuliers dès 25 € ou sur simple demande).

Les mentions clés à ne pas oublier :

  • Votre identité complète (votre nom suivi de “EI”) et votre SIRET.
  • La mention : “TVA non applicable, art. 293 B du CGI” (tant que vous êtes en franchise de TVA).
  • Un numéro de facture unique et chronologique.

Ce qui change au 1er septembre 2026 et au 1er septembre 2027

En tant que micro-entrepreneur, vous êtes soumis aux obligations d’émission et de réception de factures électroniques entre entreprises et à la transmission de données complémentaires à l’administration, selon le calendrier suivant :

  • à compter du 1er septembre 2026, vous devrez être en capacité de recevoir des factures électroniques,
  • vous aurez jusqu’au 1er septembre 2027 pour émettre électroniquement vos factures.

4. La question des finances : compte bancaire et impôts

Le compte bancaire dédié

Si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant 2 années consécutives, la loi vous oblige à avoir un compte bancaire séparé de votre compte personnel (au nom de votre entreprise, donc PRENOM NOM EI, ce qui vous dirige un peu obligatoirement vers un compte bancaire professionnel).

Mon conseil ? Faites-le assez vite. Cela permet de séparer vos finances pro et vos finances perso et facilite grandement la gestion.

De mon côté, j’ai choisi Boursobank qui a l’immense avantage d’être gratuite, y compris pour les comptes pro 🙂

La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)

C’est “l’impôt foncier” des entreprises (même si vous travaillez depuis chez vous !). Vous en êtes exonéré(e) la première année. Ensuite, vous devrez la payer chaque année en décembre, sauf si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur à 5 000 € ou que vous rentrez dans le cas d’une exonération.

5. Les seuils à surveiller

Pour rester en micro-entreprise, il ne faut pas dépasser certains plafonds de chiffre d’affaires. Pour une activité créative de “vente de marchandises”, le seuil est de 188 700 € pour 2026 (les seuils évoluent tous les 3-4 ans).

Attention à la TVA : si vous vendez beaucoup, vous pourriez dépasser le seuil de la franchise en base de TVA (environ 85 000 € pour la vente pour l’instant). Au-delà, vous devrez facturer la TVA à vos clients, mais vous pourrez enfin la récupérer sur vos achats de fournitures ! A anticiper donc 🙂

Mon conseil

L’administratif peut paraître une montagne quand on a une âme d’artiste, mais une fois les bons réflexes installés, cela ne prend qu’une poignée d’heures par mois.

D’ailleurs, utiliser un outil de gestion adapté aux créateurs vous changera la vie et vous libèrera du temps pour ce que vous aimez vraiment : créer. De mon côté, j’utilise la plateforme Tiime (gratuitement).

💡 Pour aller plus loin :

Si vous voulez approfondir ces sujets avec des experts, n’hésitez pas à écouter l’épisode de Fait Main dédié à l’aspect admin de l’entrepreneuriat créatif avec Stéphanie de J’aime la paperasse et mes contenus du module Admin / juridique de Copilot’.

N’hésitez pas à consulter l’article dédié aux obligations du micro-entrepreneur publié par le ministère de l’Economie si vous souhaitez vous rassurer 🙂

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