Vous rêvez de lancer votre marque de bijoux, de proposer vos illustrations ou de vendre vos créations en céramique, mais vous hésitez à quitter le confort de votre CDI ou CDD ? Bonne nouvelle : le cumul d’un emploi salarié et d’une micro-entreprise est non seulement possible, mais c’est aussi un excellent moyen de tester votre projet passion sans risque financier majeur. Si vous écoutez Fait Main, vous le savez : l’immense majorités des invités ont débuté comme ça.
Voici tout ce qu’il faut savoir pour naviguer entre votre contrat de travail et votre nouvelle aventure entrepreneuriale.
Les règles d’or pour un cumul réussi
Avant de déclarer votre micro-entreprise sur le guichet unique de l’INPI, il est essentiel de vérifier que votre situation de salarié vous le permet. La liberté d’entreprendre est la règle, mais elle est encadrée par quelques obligations de bon sens :
- l’obligation de loyauté : vous ne devez pas détourner la clientèle de votre employeur ni dénigrer votre entreprise.
- la clause de non-concurrence : vérifiez votre contrat de travail, car une clause peut vous interdire d’exercer une activité similaire à celle de votre employeur, même sur votre temps libre.
- vous devez exercer votre activité de micro-entrepreneur en dehors de vos heures de travail salarié.
- la clause d’exclusivité : certains contrats interdisent toute autre activité professionnelle. si c’est votre cas, vous devrez demander une levée de cette clause ou attendre la fin d’une période de transition (souvent un an).
Contrairement aux règles à destination des fonctionnaires, il n’est pas nécessaire d’adresser une demande préalable à son employeur.
Protection sociale et fiscalité : comment ça marche ?
Cumuler les deux statuts signifie que vous cotisez deux fois (eh oui !).
- la santé : vous restez affilié au régime de votre activité principale (souvent le régime général des salariés). Pour votre emploi salarié, vos cotisations sont prélevées sur votre salaire et pour votre activité de micro-entrepreneur, les cotisations sont prélevées sur votre chiffre d’affaires (c’est à gérer sur le portail de l’Urssaf).
- la retraite : vous validez des trimestres de retraite via vos deux activités, donc vous aurez une assiette de cotisations plus importante. Cela peut vous permettre d’augmenter le montant de votre future pension.
- l’imposition : les revenus de votre micro-entreprise (minorés d’un abattement automatique) s’ajouteront à vos salaires lors de votre déclaration de revenus annuelle. Selon votre tranche d’imposition, le versement libératoire de l’impôt peut être une option intéressante pour simplifier votre gestion.
Pourquoi est-ce la stratégie idéale pour les créatifs ?
Lancer son entreprise artisanale en parallèle de son job permet de :
- tester son marché : vous vérifiez si vos créations plaisent avant de faire le grand saut.
- autofinancer son matériel : les premiers revenus de la micro-entreprise peuvent vous permettre d’investir dans de meilleures matières premières ou de nouveaux outils.
- réduire le stress : vous gardez la sécurité de votre salaire mensuel pendant que vous construisez votre univers de marque.
Source des informations : cet article a été rédigé à partir des données officielles de l’Etat français. Pour plus de détails juridiques, consultez les pages dédiées sur les sites economie.gouv.fr ou service-public.gouv.fr.
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